RÉSIDENCES À L’INTERNATIONAL

L’A.M.I. accueille des artistes en résidence, souvent pour des créations originales dans le cadre du festival MIMI.
Certaines d’entre elles sont organisées dans une logique de transmission de connaissance entre professionnels reconnus et jeunes talents.


Mise à jour : octobre 2021


 

esthétiques
RÉSIDENCES À L’INTERNATIONAL

RÉSIDENCE MÉDITERRANÉE

RÉSIDENCE MÉDITERRANÉE

Résidence Méditerranée est un programme de résidences destiné aux artistes du pourtour méditerranéen, marocains, algériens, iraniens, égyptiens, tunisiens et palestiniens, à Marseille pour encourager leur mobilité en Méditerranée.

Résidence Méditerranée est ouverte aux artistes arts visuels, danseur·ses, musicien·nes et aux écritures contemporaines. Ce programme à la Friche leur propose un cadre de recherche et de création sur mesure qui leur permet de développer leur pratique artistique et de (re)découvrir la scène artistique française.

  • Un espace de création et de confrontation
    Chaque artiste bénéficie d’un espace de production adapté à son projet et aux formes qu’iel développe. Un accompagnement personnalisé est mis en place via l’implication d’un accompagnateur tout au long de la résidence, permettant des moments de parole et de « critique » qui ouvriront des espaces de réflexion à chacun.
  • Une visibilité des travaux en cours
    Des ouvertures d’ateliers au public, des rencontres avec des commissaires, critiques d’art et des journalistes ouvriront des perspectives, des nouvelles collaborations et une visibilité des travaux en cours.

Partenaires de la Friche la Belle de Mai :
Arts visuels : Fraeme
Photographie : Le Bec en l’air
Musique : L’A.M.I
Danse : Parallèle – Pratiques artistiques émergentes internationales
Écriture contemporaine : La Marelle


Ce programme a bénéficié également de l’accompagnement d’Alphabetville, l’Officina et la Double V Gallery.
Depuis 2015, la Friche la Belle de Mai et l’Institut Français du Maroc ont initié le programme « Résidence Méditerranée ». Élargi en 2017 avec l’Institut Français d’Algérie, en 2018 avec l’ambassade de France en Iran, en 2020 avec l’Institut Français d’Égypte, et en 2022 avec l’Institut Français de Tunisie et l’Institut Français de Ramallah. Enfin depuis 2019, le Fonds de Dotation Compagnie Fruitière s’associe au dispositif en intégrant le territoire de l’Afrique subsaharienne à cette dynamique.
Plus de trente artistes ont pu bénéficier de ce programme depuis sa création.

HAYKAL

Artiste palestinien beatmaker originaire de Ramallah sélectionné pour participer à une résidence artistique d’un mois dans les studios de l’AMI, dans le cadre d’un programme développé en partenariat avec la Friche la Belle de Mai et l’Institut français de Jérusalem.

Dans l’optique de développer un projet de musique électronique ainsi qu’un livre sur ses écrits et son lyrisme. Son projet projet de musique électronique, accompagné d’un livre, s’appuie sur des méthodes collaboratives de création musicale, notamment entre les artistes arabes issus de la diaspora et la scène française électronique. Les artistes arabes en question sont influencés par de nombreuses cultures et styles musicaux (occidentaux, africains, arabes, etc.) qu’ils influencent également.
Sur le plan sonore, Haykal souhaite travailler à travers ces différentes communautés et genres, et ainsi s’exposer à de nouveaux sons et scènes, en les combinant avec les sons palestiniens (traditionnels, grand public et électroniques/underground) afin de développer une nouvelle musique qui défie les cadres et les limites de ces genres par l’échange.
Ayant réalisé la plupart de ses travaux en autodidacte, il est intéressé par l’observation des processus de production musicale dans des contextes plus professionnels ; les aspects de la production, de la gestion et de la distribution de la musique, ainsi que la conception et l’ingénierie du son, auprès de musiciens qui ne font pas partie de sa scène artistique. Le fait d’appartenir à la scène underground de Palestine, où il n’existe à ses yeux pas d’industrie de la musique électronique et où le soutien institutionnel et les financements sont rares, rend très difficile la collecte de ressources pour faire de la musique. Malgré les nombreux obstacles structurels, il a réussi à créer des espaces pour la production de musique électronique et de performances.
Après avoir participé à la Boiler Room Palestine en 2018 (avec Julmud et Dakn), son collectif a continué à se développer et à sortir plus de musique, en collaborant avec des communautés musicales underground à travers la Jordanie, l’Égypte, la Tunisie, la Syrie, le Liban et bien d’autres dans la diaspora. Il a découvert que la meilleure façon de créer est de passer par des collectivités auto-organisées. Selon lui, la beauté de la musique électronique est qu’elle résiste au courant dominant et aux industries orientées vers le profit, ouvrant ainsi de nouvelles voies pour créer et distribuer la musique, apprendre les uns des autres et tenir l’espace ensemble. Ce potentiel révolutionnaire de sons et d’espaces alternatifs est ce qui lui rend la musique électronique si fascinante.

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